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>4 salles encore plus
accueillantes et un classement chronologiques des collections :
>La salle des peintures.
 La salle des peintures présente aux visiteurs de
nombreuses toiles achetées par la municipalité entre les deux guerres. Les peintres
locaux y sont représentés par les Dehaussy, Tattegrain (peintre emblématique de
Péronne au 19e Siècle), Cabuzel, Michel, Dacheux ou Colmaire. Deux eaux-fortes, de
Dürer et Rembrandt, enrichissent le centre du musée, alors que les souvenirs locaux
poussent chacun des visiteurs à trouver l'objet à même de le séduire. Le musée
possède aujourd'hui près de 200 toiles.
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 On peut voir aussi dans cette salle, des objets et des documents
sur l'histoire Locale de Péronne, comme par exemple son siège en 1536 illustré par la
reproduction d'une bannière.
En 1536, après la mort du Duc de Milan,
François 1er et Charles Quint vont s'affronter avec plusieurs dizaines de milliers de
soldats et la ville sera assiégée pendant 31 jours. C'est à ce moment qu'apparait dans
la tradition populaire le personnage de Marie Fouré alias Marie-Catherine Lesleu de Poix,
seule femme décorée après le siège. |
Avant 1870, Péronne avait plusieurs maisons de
types Renaissance (XVIe), Après la guerre de 1870, il n'en reste plus que deux (notamment
la Maison de Dabot, un cafetier, dont la façade était décorée d'une dizaine de
statues en bois représentant tous les Saints). Ces maisons ont été détruites en 1914,
mais les allemands avaient au préalable expédiés les statues en Allemagne. Elles ont
été récupérées après guerre, revendues à la société des Antiquaires et exposées
actuellement au Musée de Picardie à Amiens. Une de ces statue est au Musée Alfred
Danicourt.
On peut voir aussi une maquette de l'ancien béffroi de Péronne. On
apprendra que le béffroi risquant de s'effondrer (vers 1844), a été demonté, en
numérotant toute les pierres, dans la volonté de le reconstruire... On se sert alors des
pierres pour bordurer les trottoirs. Il reste aujourd'hui encore une pierre au musée.
>La salle de la Préhistoire.
La salle de la Préhistoire
dresse un panorama complet de l'évolution du silex taillé, des premiers habitants
nomades de la région, il y a 600.000 ans, aux premiers agriculteurs, il y a 4.000 ans.
Découvrez les traces des premiers feux sur ces pierres, ainsi que la technique du biface
pré-acheuléen il y a 500.000 ans au hâches polies du néolithique il y a 6.000 ans. Le
biface est l'outil qui a été utilisé le plus longtemps dans l'humanité (1 millions
d'années), c'est un véritable outil polyvalent. Il y a 12.000 ans, l'Homme chassait
encore le mammouth dans les marais de la Somme. Tous les objets de la collections viennent
de l'arrondissement de Péronne (Moislains, Villers les Roye, Bouchavesnes) en prospection
de surface. D'ailleurs si un jour vous ramassez un de ces silex, pensez à bien noter sa
provenance exacte, sinon il perd toute son importance. |
>La salle de l'Antiquité.
La salle de
l'Antiquité révèle les vestiges gallo-romains d'Athies ou de la région, l'une des plus
grandes collections d'intailles en Europe, ou encore de superbes monnaies et fibules
antiques. Les bijoux de l'orfèvrerie gréco-romaine ne sont pas les moins intéressants.
On peut découvrir une très belle série de fibules (proches de nos broches modernes et
épingles à nourrice) de la période gallo-romaine (I et IIe siècles). De par leur rôle
fonctionnel, elles sont souvent constituées d'alliages de cuivre peu coûteux ce qui
n'exclut pas un certain raffinement ; dans certains cas les artisans leur ont donné une
forme animale décorée d'émail. D'autres objets de la vie courante retrouvés sur les
fouilles d'Athies, l'une des dizaines des exploitaions agricole qui jalonnaient la Somme,
nous éclairent un peu plus sur la réalité quotidienne, et donnent un reflet des modes
et des coutumes à l'époque gallo-romaine. Le musée possède aussi des intailles (datant
de plus de 20.000 ans) qui sont des pierres semi-précieuses gravées en creux
contrairement aux camées qui sont en reliefs. |
>La salle du Moyen-Age.
La salle
du Moyen-Age vous présente essentiellement des pièces archéologiques mérovingiennes.
Grâce aux dépots de la Société Archéologique de Péronne, plongez dans l'univers
funéraire des contemporains de Clovis et de ses descendants. Sans oublier les objets
uniques déposés par Alfred Danicourt et M. Boulanger. On y trouvera une tombe
reconstituée d'un soldat mérovingien (VIe siècle) et qui permet de replacer beaucoup
d'objets dans leur contexte archéologique. Le musée Alfred Danicourt vous présente
aussi de nombreuses boucles
de ceinturons décorées, des bagues (en bronze et argent), des parrures de bijoux,
différentes armes contemporaines des combattants de Clovis. il y a aussi un bel
échantillon de poteries funéraires.
>Les Archives Municipales.
Pour les chercheurs et les historiens, une
salle d'archives renferme de très nombreux documents sur la ville de Péronne (jusqu'au
XIIe siècle), comme la charte de la ville confirmée par Philippe Auguste en 1201. Pour
les passionnés, les délibérations, les comptes patrimoniaux et les registres d'Etat
Civil sont consultables à la bibliothèque. Renseignez-vous auprès des documentalistes
de la bibiothèque municiaple.
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